Si vous avez l’habitude de côtoyer des chats, c’est un comportement que vous avez certainement déjà remarqué. Parlons aujourd’hui de l’allogrooming, qui fait partie de ces façons d’agir que nous trouvons particulièrement attendrissantes chez les chats.
Qu’est-ce que l’allogrooming ?
Le mot « allogrooming » vient du grec « allo », qui se traduit par « autre », ainsi que de l’anglais « grooming », qui signifie « toilettage ». Ce terme signifie donc un toilettage de l’autre, qui peut appartenir à la même espèce ou non. Chez le chat, le toilettage s’effectue par des léchages consciencieux. En cas d’allogrooming, un félin va donc prendre le temps de toiletter un autre chat. Mais ce comportement peut aussi être appliqué à d’autres animaux, comme un chien, ou même un humain.

Pourquoi ce comportement ?
Des études sont régulièrement lancées pour mieux décrypter les comportements parfois mystérieux de nos félins. Des éthologues (spécialistes en comportement animal) se sont déjà penchés sur le cas de l’allogrooming. Ce toilettage mutuel ne serait pas seulement un geste d’hygiène, permettant de nettoyer un congénère ou un autre être vivant qui serait jugé pas assez propre. Il participe en fait aussi à renforcer les relations sociales entre individus, à consolider leurs liens. Il permettrait de réduire le stress, en favorisant la libération d’endorphines, les fameuses hormones du bonheur. D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre l’un des chats ronronner lors d’un toilettage mutuel, qui va dans ce cas être une démonstration de bien-être.
On pourrait d’ailleurs comparer l’allogrooming à l’épouillage chez les chimpanzés, qui consiste à débarrasser un compagnon de ses parasites. Ce geste permet de consolider les relations, d’apaiser les tensions éventuelles et d’améliorer la cohésion de groupe. Qu’il soit effectué avec la langue chez les félins ou avec les mains chez les singes, il semble essentiel pour tisser des liens de groupe. Les oiseaux pratiquent aussi ce type de toilettage social.
Le comportement de toilettage mutuel serait hérité des ancêtres des chats. Les félins sauvages l’utilisaient en effet aussi bien pour se nettoyer que pour entretenir de bonnes relations entre eux.
Nos félins domestiques commencent à pratiquer l’allogrooming dès le plus jeune âge, après avoir observé la maman chat les toiletter. Ils se mettent donc très tôt à se toiletter mutuellement entre frères et sœurs. Ce comportement fait partie de l’un des nombreux aspects de la sociabilisation, qui peut être moins développé chez les animaux ayant vécu un sevrage précoce.
C’est un comportement que vous pourrez surtout observer si votre chat vit avec d’autres congénères, ou bien même avec un animal d’une autre espèce avec qui il s’entend bien, comme un chien.

Comment interpréter ce geste de toilettage ?
Les chats utilisent différents moyens de communication : visuels, olfactifs (via les phéromones, ces fameuses substances chimiques) ou tactiles. L’allogrooming fait partie des moyens tactiles, qui permettent de montrer leur attachement à un individu et constitueraient ainsi une marque d’affection. Il peut aussi être interprété comme une preuve de bien-être : c’est lorsqu’il se sent bien, dans un environnement sécurisé et en confiance que le chat pratique ce toilettage.
Enfin, il s’agit aussi d’une communication olfactive, puisque le chat toiletteur va déposer ses propres phéromones sur le chat toiletté, contribuant à le marquer.

Si votre chat ne pratique pas l’allogrooming, pas d’inquiétude : certains chats s’y adonnent moins que d’autres et cela ne veut pas forcément dire que vos chats ne s’entendent pas entre eux. N’oublions pas que chaque chat est différent !
Notons également que si votre chat vous lèche, puis se met à vous mordre, cela peut simplement traduire un « stop ». C’est souvent le cas lorsqu’un chat en a assez de se faire gratouiller.
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(Photo principale © Ayelt van Veen – Unsplash)